Edito

C’est la dixième édition des ciné-concerts ! Quel que soit le film, qu’il soit vieux ou récent, en noir et blanc ou en couleur, qu’il soit court ou long, muet ou parlant, le ciné-concert, autrefois accompagnement, est une ré-interprétation musicale du film.

Pour le spectateur, c’est l’occasion de redécouvrir un vieux film comme on retrouverait un ami : « Il a changé mais ça lui va bien » ou « Il est toujours égal à lui même ». Le ciné-concert donne toujours une version à un moment. Le film n’est plus figé dans son époque mais toujours habillé de neuf le temps d’une soirée, trempé dans un style musical pour lui donner une couleur éphémère. J’ai toujours en mémoire le « Metropolis type » de « La Goutte qui fait déborder le jazz » en 1991 ou celui d’un DJ Bruxellois en 2012.

C’est aussi la possibilité de découvrir un film à coté duquel on serait passé par inadvertance ou par hasard. Je me souviens de ces spectateurs émergeant  d’un véritable état de grâce et échangeant des regards complices à l’issue de l’interprétation de « L’Aurore » par Olivier Mellano en 2009.

Chaque édition des Ciné-Concerts est riche de nouveaux films et de nouvelles catégories (animation, documentaires et même un match de foot !), riche de nouveaux musiciens mais aussi l’occasion de retrouver certains interprètes sur de nouveaux films ou dans de nouvelles formations.

Ce rendez-vous dijonnais est aussi un événement nomade : en extérieur au jardin de l’Arquebuse en 2004 puis sous chapiteau dans ce même jardin de 2005 à 2007, au jardin Darcy en 2008, depuis 2009, le festival s’est déplacé au Parvis Saint Jean avec le soutien et la complicité du Théâtre Dijon Bourgogne. Cette année, c’est à la salle Jacques Fornier que le festival prend place.

Les Ciné-Concerts 2013, c’est un nouveau cadre, un nouvel espace, de la musique cubaine, un DJ, des musiciens que l’on retrouve, des films « musicolorisés » le temps d’une soirée et toujours une belle carte des vins à la buvette où l’on aura plaisir à vous retrouver.

Marc Chevillon